C'est l'arbitrage le plus simple d'un contrat d'assurance, et celui que le plus grand nombre de chauffeurs laisse par défaut. Il représente pourtant 150 à 300 € par an.
Le coût du fractionnement
Payer au mois n'est pas neutre pour l'assureur : il avance la couverture, gère douze prélèvements, et supporte un risque d'impayé. Il le facture.
| Périodicité | Majoration constatée |
|---|---|
| Annuel | référence |
| Semestriel | + 2 à 4 % |
| Trimestriel | + 3 à 6 % |
| Mensuel | + 6 à 10 %, parfois avec frais de dossier |
Sur une prime de référence de 2 400 €, la mensualisation coûte donc entre 145 et 240 € par an. Sur cinq ans d'exploitation, entre 725 et 1 200 €.
Le calcul honnête
La question n'est pas « est-ce que le mensuel coûte plus cher » — il coûte plus cher, c'est arithmétique. La question est : cette différence achète-t-elle quelque chose d'utile ?
Elle achète de la trésorerie. Pour un chauffeur qui démarre, avec un véhicule à financer et trois mois de charges avant les premières rentrées régulières, sortir 2 400 € d'un coup n'est pas envisageable. Dans ce cas, les 200 € de surcoût sont le prix d'un crédit de trésorerie court — et c'est un tarif honnête comparé à un découvert bancaire.
Pour un chauffeur installé, avec de la trésorerie disponible, c'est 200 € donnés sans contrepartie.
Les solutions intermédiaires
Le semestriel ou le trimestriel. Beaucoup moins pénalisés que le mensuel, ils préservent une partie de la souplesse. C'est souvent le meilleur compromis, et il est rarement proposé spontanément : il faut le demander.
Le mensuel sans frais. Certaines compagnies ne majorent pas, ou peu, le fractionnement mensuel. C'est un critère de comparaison à part entière quand deux propositions sont proches.
Le paiement annuel financé autrement. Régler la prime à l'année avec une facilité de trésorerie bien tarifée revient parfois moins cher que le fractionnement de l'assureur. À calculer, taux en main.
Les pièges du prélèvement mensuel
Les frais de dossier. Certains contrats ajoutent 20 à 40 € de frais annuels au titre du fractionnement, en plus de la majoration. Ils figurent sur l'avis d'échéance, ligne « frais ».
Le rejet de prélèvement. Un incident de paiement déclenche des frais, puis une mise en demeure. Après un délai de trente jours suivant la mise en demeure, la garantie peut être suspendue — et le véhicule circule alors sans couverture, à l'insu du chauffeur qui pense être assuré.
La résiliation pour non-paiement. C'est la suite logique du point précédent, et elle laisse une trace durable sur le relevé d'information. Un chauffeur résilié pour impayé voit son accès au marché se réduire fortement pendant deux à trois ans.
En pratique
Trois questions à poser à votre assureur ou à votre courtier lors de la prochaine échéance :
- 1. Quelle est la prime en annuel, en semestriel et en mensuel, frais compris ?
- 2. Y a-t-il des frais de dossier en plus de la majoration ?
- 3. La date de prélèvement peut-elle être déplacée ?
Les réponses tiennent en cinq minutes, et l'écart se compte en centaines d'euros. Pour un point complet sur votre contrat, Orizon Assurance réalise cette analyse gratuitement, ligne par ligne.