Une prime d'assurance VTC n'est pas un chiffre sorti d'un chapeau. Elle résulte de sept facteurs, dont l'ordre d'importance surprend souvent les chauffeurs.
L'ancienneté de la carte VTC — poids : très fort
Effet : + 30 à 50 % pendant les deux premières années.
C'est le premier filtre appliqué, avant même de regarder votre conduite. Une partie du marché refuse purement et simplement les cartes de moins de deux ans.
La logique : les statistiques de sinistralité des premières années d'exploitation sont nettement au-dessus de la moyenne de la profession. Amplitudes horaires mal dosées, méconnaissance du terrain, pression économique.
Bonne nouvelle : c'est aussi le facteur le plus temporaire. Il disparaît entre 24 et 36 mois, à condition de redemander une tarification.
La zone de stationnement — poids : fort
Effet : jusqu'à + 30 % entre zone rurale et Île-de-France.
L'assureur retient le lieu où le véhicule stationne habituellement la nuit, pas celui où vous prenez vos courses. Zone dense égale fréquence de petits chocs, bris de glace, vol d'accessoires.
Ce facteur ne se négocie pas, mais il se déclare correctement : un chauffeur qui gare son véhicule dans un box fermé et le signale obtient 5 à 12 % de moins chez les compagnies qui posent la question.
L'historique de sinistres — poids : fort
Effet : + 15 à 25 % par sinistre responsable récent.
Le relevé d'information sur 36 mois est la pièce maîtresse du dossier. Il porte le coefficient de réduction-majoration, la liste des sinistres et l'éventuelle résiliation.
Deux nuances mal connues : un sinistre de 30 mois pèse beaucoup moins qu'un sinistre de 6 mois, et les sinistres non responsables ont un effet limité tant qu'ils restent peu nombreux.
Le véhicule — poids : fort, et durable
Effet : 400 à 900 € d'écart annuel entre deux modèles de valeur équivalente.
Trois critères : la puissance, le coût et la disponibilité des pièces, les statistiques de vol du modèle.
C'est le seul facteur décidé une fois pour toutes, à l'achat, et qui produit son effet pendant toute la durée de détention. D'où l'intérêt de faire chiffrer l'assurance avant de signer le bon de commande.
Le niveau de garanties — poids : moyen à fort
Effet : jusqu'à + 40 % entre un tiers étendu et un tous risques bien doté.
Ce facteur est le seul entièrement sous votre contrôle. Encore faut-il l'ajuster à la réalité : maintenir un tous risques sur un véhicule qui vaut 6 000 € revient à payer une surprime pour une indemnisation plafonnée à la cote.
La franchise — poids : moyen
Effet : 5 à 12 % par palier.
Ce n'est pas une économie mais un transfert de risque. Le bon calcul se fait sur vos trois dernières années de sinistralité, pas sur un ressenti.
Le mode de paiement — poids : faible mais gratuit à corriger
Effet : + 6 à 10 % en mensualisé.
Le seul facteur qu'on peut modifier en un appel, sans rien changer à la couverture. Sur 2 400 €, l'annualisation économise 150 à 240 €.
Le facteur invisible : la compagnie elle-même
Il faudrait en compter un huitième, et il pèse autant que les précédents : la politique de souscription de la compagnie au moment où elle regarde votre dossier.
Une compagnie qui cherche à développer son portefeuille VTC tarife bas. La même, deux ans plus tard, avec un portefeuille dégradé, tarife pour dissuader. Rien n'a changé chez vous ; tout a changé sur le devis.
C'est ce qui explique qu'un même dossier obtienne 2 480 € chez l'une et 3 390 € chez l'autre, à garanties identiques. Et c'est la seule raison pour laquelle il faut interroger plusieurs compagnies plutôt qu'une seule.
Pour faire présenter votre dossier là où il sera le mieux accueilli, Orizon Assurance réalise cette étude gratuitement.